La Galerie Kemboury

Véritable espace de valorisation de la créativité sénégalaise, la Galerie Kemboury n’en est pas moins une passerelle pour des artistes d’autres horizons.

Godfried Donkor ( Angleterre), Barthosa Nkurumeh (Usa), Hida Hiary (Jordanie), Dorothéa Fleiss (Allemagne), Eduarda Melogomes (Angola), May Bechara Daoud (France-Liban), Raul Leon Alvarez (Cuba), Fola Lawson (Togo)… une longue liste d’artistes du monde qui ont croisé leur inspiration dans  l’espace de Madame Thérèse Turpin Diatta depuis une vingtaine d’années.

L’une des vocations de la galerie est de multiplier les échanges artistiques. Elle fait voyager et favorise ainsi les rencontres entre plasticiens pour un enrichissement mutuel des créateurs voire des peuples.

En quête constante de renouvellement, la galerie Kemboury  traverse avec goût les générations plastiques sénégalaises. Elle a proposé une exposition d’œuvres inédites des artistes majeurs Awa Seyni Camara, Viyé Diba, Souleymane Keita lors des dernières éditions de Biennale de Dakar.

Vue sur la galerie

Véritable espace de valorisation de la créativité sénégalaise, la Galerie Kemboury n’en est pas moins une passerelle pour des artistes d’autres horizons.

Godfried Donkor ( Angleterre), Barthosa Nkurumeh (Usa), Hida Hiary (Jordanie), Dorothéa Fleiss (Allemagne), Eduarda Melogomes (Angola), May Bechara Daoud (France-Liban), Raul Leon Alvarez (Cuba), Fola Lawson (Togo)… une longue liste d’artistes du monde qui ont croisé leur inspiration dans  l’espace de Madame Thérèse Turpin Diatta depuis une vingtaine d’années.

L’une des vocations de la galerie est de multiplier les échanges artistiques. Elle fait voyager et favorise ainsi les rencontres entre plasticiens pour un enrichissement mutuel des créateurs voire des peuples.

En quête constante de renouvellement, la galerie Kemboury  traverse avec goût les générations plastiques sénégalaises. Elle a proposé une exposition d’œuvres inédites des artistes majeurs Awa Seyni Camara, Viyé Diba, Souleymane Keita lors des dernières éditions de Biennale de Dakar.

Artistes

LES ARTISTES

Arébénor Omar Yacinthe Bassène est un artiste plasticien, professeur d’art, titulaire d’un master en civilisation et littérature africaine au département d’Anglais de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et d’un diplôme d’Etudes Supérieures Artistique à l’école nationale des arts du Sénégal.

L’écriture occupe une place particulière dans la production artistique d’Arébénor.

S’il est fortement marqué par l’histoire de l’humanité, sa peinture ne manque pas de poser un regard critique sur l’histoire qui est en train de se passer.

Après plusieurs expositions au Sénégal et à l’étranger notamment à la résidence Georges Soros de Gorée, celle de la sélection nationale du Festival mondial des arts nègres  en 2015, il a été artiste en résidence dans la province de Namur en Belgique. Il fut lauréat au dernier Salon National des artistes plasticiens du Sénégal, et a obtenu le prix du ministère de la Culture. A l’exposition internationale de la Biennale Dak’Art 2016, il a eu le prix spécial UEMOA.

Après cette consécration, il tient sa première exposition individuelle à l’extérieur notamment à la Galerie Gery de Namur en Septembre 2016, avant d’exposer ses œuvres à la Galerie Atiss à Dakar et pour la Galerie Kemboury au Sénégal et à l’étranger.

Il vit et travaille à Dakar.

Fatou Marie Françoise AW dite Kiné AW est née en 1977 à Dakar. Elle est diplômée de l’Ecole Nationale des Arts en 2006. Son travail a été présenté à de nombreuses reprises au Sénégal, notamment en 2007 au Musée de l’Ifan actuel Musée Théodore Monod et lors du Dak’Art Off en 2008-2010, et plus récemment à la Loman Art House dans le cadre « MVMNT Motion in creation ». Elle a également présenté ses œuvres à l’international, lors du festival Afro-Pfingsten à Winterthour, (Suisse) en  2009, ainsi qu’à la Serengeti Gallery & Cultural Institute à Washington, en 2010 et 2012.

L’année suivante, c’est au Mbary Institute à Washington DC qu’elle expose. Elle vient d’une résidence artistique en Chine.

Auparavant, elle a exposé au Clovers Fine Art Gallery de Brooklyn New-York (USA),  à Alliance Française d’Atlanta  aux USA, A Chystiania à Copenhague (Danemark),  au James E Lewis Museum de Baltimore (Us)

Kiné AW est une artiste engagée. Engagée pour la cause des femmes avant tout mais aussi pour les « laissés pour compte ». Ses peintures sont une forme de cartographie de nos modes et expressions, mais aussi de nos histoires et autres faits sociaux qui marquent le paysage dans lequel nous évoluons.

En somme, elle privilégie l’humain dans son œuvre et le met au centre de toute attention. Kiné AW vit et travaille actuellement à Dakar

Diplômée de l’Ecole Nationale des Arts de Dakar, Formation Arts Plastiques, Kemboury Bessane , toute petite avait un seul rêve, devenir artiste. D’ailleurs, elle faisait partie des meilleures dessinatrices dans ses différentes classes à l’école primaire et secondaire. Et son rêve devenu une réalité avec sa première exposition collective, en Gambie en 2004. Suivront plusieurs autres expositions à travers le monde.

Elle souligne : «  Enfant, je me suis laissé guider par l’appel indéfinissable vers cet idéal que je ne savais pas nommer, que je ne sais toujours pas nommer. Beauté ou bonheur ? Je ne sais même pas pourquoi je veux les dissocier : les deux, je le crois, se confondent dans mon esprit. Donc, dans ma petite enfance déjà, j’aimais dessiner. Cette passion a grandi en moi et avec moi. Aussi les images, les formes, les lignes, les volumes et les couleurs n’ont-ils plus laissé de place aux études classiques.

J’ai choisi ma voie : créer des vies, des mondes, recréer le monde. Mais le chemin, tout en étant sinueux (du fait de mon passage par la décoration, puis par la sérigraphie), me mène inexorablement vers un objectif encore incertain et imprécis à cette époque. Cette incertitude, c’est le propre de l’Homme, le tout étant déjà de faire ce qu’on aime par-dessus tout. Pour moi, c’est peindre ».

Kemboury Bessane campe des scènes avec des détails surprenants. Son univers très accessible de prime abord devient ensuite d’une complexité certaine sitôt qu’on s’y plonge.

Kemboury Bessane vit et travaille à Dakar

 

Seni Awa Camara est née en 1945 à Bignona en Basse-Casamance. Elle est une sculptrice et potière sénégalaise que l’on rattache à tort à la première génération de l’ « école de Dakar » car même elle est inclassable. Elle aurait appri l’art de la poterie à douze ans en imitant les gestes de sa mère. Par la suite, elle a créée des milliers de personnages en terre cuite : hommes, femmes, animaux …et surtout des femmes avec une ribambelle d’enfants.

 Sa popularité est due en partie à sa participation à l’exposition « Les magiciens de la terre » en 1989 au centre Pompidou à Paris. Une reconnaissance d’une certaine pratique artistique ancestrale utilisée toujours dans des sociétés prétendument qualifiées d’arriérés est acquise à travers cette manifestation.

Cette exposition révèlera au monde également un artiste à la créativité tout aussi accessible qu’étrange car elle rend sur terre glaise des personnages oniriques qui la hantent.

Une approche qui ne la dispense pas de faire un clin d’œil à son quotidien. Certaines de ses pièces son autant de témoins de son regard esthétique sur son environnement.

Artiste plasticien sénégalais et suisse, enseignant d’arts visuels au cycle d’Orientation des Voirets, Ousmane DIA vit et travaille à Genève depuis plus de 20 ans. Diplômé de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Dakar, il complète ses études avec un Post-grade en sculpture à l’Ecole Supérieure d’Arts Visuels de Genève et obtient son diplôme en 2001.

Dès 1999, Ousmane DIA participe à de nombreuses expositions individuelles et collectives en Suisse, au Sénégal, en France et aux Etats-Unis notamment.

Ousmane DIA travaille à partir de métaux de récupération, signe de mise en valeur et de respect pour des matières façonnées par l’Homme.

Les œuvres d’Ousmane DIA interpellent par leur relative facilité d’approche et pourtant…l’harmonie et l’équilibre subissant l’assaut du temps et de la rouille avec une telle maîtrise ne doit pas faire oublier au public que le point de rupture si proche n’est improbable que par la volonté de l’artiste.

Ses œuvres prennent racine dans le vécu et font souvent écho à l’actualité, telle sa performance / exposition « Discours d’un pyromane » présentée en 2010 à la Faculté de Géographie de la Sorbonne en réponse au Discours de Dakar de Nicolas Sarkozy, ou sa sculpture monumentale « Hommage à Odell Barnes Jr », exposée dans de nombreux lieux depuis 2004, ou encore sa série de dessins de janvier 2015 « Marche pour la liberté et la limite de l’expression » suite aux malheureux événement du journal satirique Charlie Hebdo.

En 2002, Ousmane DIA présentait une maquette d’objet symbole mandat du Palais des Nations Unies dans le cadre de l’exposition nationale suisse Expo.02. La sculpture finale de 6 mètres de haut est montrée à l’Arteplage d’Yverdon. Il avait alors pris la chaise comme symbole.

Depuis il travaille la chaise, inlassablement, méticuleusement la même.

Ousmane Dia vit et travaille à Genève

Viyé Diba est un artiste visuel qui figure dans d’importantes collections nationale et internationale. Il est un ancien élève de l’Institut national des Arts du Sénégal, section Maître d’éducation artistique et de l’École normale supérieure d’éducation artistique d’où il est sorti comme professeur. En 1985, il est pensionnaire de l’École pilote internationale d’Art et de Recherche de la Villa Arson (Nice, France). Il a été professeur à l’École nationale des Beaux-Arts comme chef du Département Environnement. En 1988, il est élu Président de l’Association nationale des artistes plasticiens du Sénégal (ANAPS). Viyé Diba a été membre du Conseil scientifique de la Biennale. Il a participé à plusieurs biennales dont celle de Dakar, de Johannesburg, et a été  invité officiel de la Documenta  de Kassel et des biennales de la Havane, du Caire. Il est commissaire et directeur artistique de plusieurs projets, Chevalier des Arts et Lettres de la République française, Chevalier de l’Ordre national du Lion  et du Mérite du Sénégal, Grand Prix Léopold Sédar Senghor de la Biennale de Dakar en 1998. Il collabore avec plusieurs universités dans le monde, plus particulièrement américaines, et encadre les travaux de recherche d’étudiants en art contemporain.

Viyé Diba vit et travaille à Dakar

Né en 1958 à Thiès au Sénégal, Séa Diallo s’inscrit dans la deuxième génération de l’école dite de Dakar. Artiste polyvalent, il exploite plusieurs canaux esthétiques : la  photo, la sculpture, la céramique, la gravure, la peinture et le poème-chant.

A l’âge de huit ans, sur les murs de la maison familiale à Kédougou, il expose ses dessins sans avoir jamais visité une exposition. Il est admis au centre de formation artisanale en1976. Il intègre le monde du travail l’année suivante tout en peignant à ses heures perdues. De ses dix-sept à ses vingt-huit ans, il combine le travail salarié, l’engagement politique et la création artistique. Durant cette période, il signe des articles avec un pseudonyme dans «Taxaw» du Professeur Cheikh Anta Diop, «Farlu» des éclaireurs, « le Soleil », « Warango », « la Feuille ». Trois ans plus tard, il participe à sa première exposition collective au premier village des arts en 1981. Dès ses vingt-huit ans, il se consacre exclusivement à la peinture et à la sculpture, sans jamais rompre avec les études et les stages. Il allie avec passion les recherches dans son atelier et le partage de ses expériences d’artiste autodidacte dans les écoles au Sénégal et à l’extérieur. Récemment, une Maitrise en Peinture Sculpture a été validée pour son expérience d’artiste et professeur autodidacte. 2003, il formalise ses activités d’entrepreneur culturel et artistique sous la Sarl « Polyvalence Arts Espace ». Le concept de son art reste « la polyvalence et la pluridisciplinarité à la redécouverte du royaume de l’enfance ».

Séa Diallo qui a participé à plusieurs ateliers de formation est présentement formateur dans le domaine des arts visuels.

Il a participé à plusieurs expositions nationales et internationales.

Séa Diallo vit et travaille à Dakar

Samba Diallo est un artiste visuel qui a un sens inné de la couleur. Après plusieurs expositions au Sénégal, Samba Diallo s’est retrouvé en France où il vit présentement. Il s’y exprime avec la lumière singulière du Sénégal qu’il a engrangée dès ses premières années.

Ses œuvres sont construites avec une rare complexité. Ses superpositions de formes et de couleurs se croisent avec des lignes de perspective aux trajectoires vertigineuses.

La mosaïque est une touche récurrente chez l’artiste, la lumière à la chaleur intensifiée, une loi.

Samba Diallo vit et travaille en France

Mbaye Babacar Diouf est un artiste plasticien, professeur d’éducation artistique plastique. Il est Diplômé de l’Ecole Nationale des arts (ENA) et est titulaire d’un Master II à l’Institut Supérieur des Arts et de la Culture ( ISAC) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Mbaye Babacar expose au Sénégal et dans le monde depuis 2004.

Il a été primé à plusieurs reprises : Premier prix du concours de logo de l’Agence Nationale de la Démographie et de la Statistique (ANDS), juillet 2007, il a reçu également le Premier Prix de la Créativité de la Semaine de l’Entreprenariat organisée par L’ADEPME (Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises) du Sénégal en 2010.

Premier  Prix « art graphique » pour le concours « mon Italie » organisé par l’ambassade d’Italie à Dakar lors de la semaine internationale de langue italienne en décembre 2011, il est également Premier  prix du concours création artistique sur le thème de la lutte contre la corruption organisé par l’organisation sénégalaise de lutte contre la corruption (OFNAC) en  2016.

Mbaye Babacar qui est en quête permanente de spiritualité travaille régulièrement sur l’écriture.

Il vit et travaille à Dakar

Birahim Fall dit Mbida est décédé le 4 juillet 2012 à soixante trois ans à Dakar. Jusqu’à son dernier souffle, il aura continué un acte créatif sur verre inversé qui l’a entretenu malgré les vicissitudes de la vie.

Peintre de talent, il a appris, par lui-même, à dessiner et à composer. Par la suite, il apprendra la technique si singulière de la peinture sous-verre qui a fait école au Sénégal.

Mbida fera des oeuvres à succès. Un succès tel qu’il sera beaucoup copié.

Il prendra ses distances par rapport au Sénégal pendant dix ans en s’installant au Burkina Faso avant de revenir au pays natal au début des années 2000.

Ce natif de Ngaye Mekhé est l’un des peintres sous verre les plus talentueux de sa génération.

Ses thèmes sont d’une grande diversité et ses séries sur les femmes en fleurs sont remarquables de douceur et poésie.

Diplômée de l’École de l’image d’Epinal en 2008, Delphine Gatinois a ensuite suivi une formation à l’École Supérieure d’Art de Metz puis la formation de plasticiens intervenants (CFPI) à l’ESADS de Strasbourg.

La photographe silonne le monde et travaille sur diverses thématiques qui interpellent son regard. Au Sénégal, elle a été fascinée par la beauté esquine et l’attrait des talismans. Au Mali, elle reviste les masques et fige d’étranges situations. A Lagos, à Mexico, à Troyes ou  à Marseille, l’artiste garde toujours cette égale fraîcheur d’angle.

A petits traits, elle nous restitue cette part d’humanité si facilement oubliée.

D’origine franco-togolo-sénégalaise, Caroline Gueye est la petite fille du peintre sculpteur de renommée internationale Paul Ahyi, auteur du drapeau de la nation togolaise, et considéré comme le Picasso africain.

Très jeune, Caroline excelle en dessin. Son grand-père peintre qui décèle en elle de réels talents, l’encourage à persévérer mais l’invite, dans un premier temps, à poursuivre ses études avant de s’adonner pleinement à sa passion.

Aujourd’hui, elle est ingénieur en physique de l’atmosphère et diplômée en mandarin. Pendant toutes ses études, elle n’a jamais lâché son crayon. Bien au contraire. Partout où elle a étudié, Lyon (France), la Nouvelle-Orléans (USA) ou encore Taiyuan (Chine), Caroline a systématiquement fréquenté des ateliers de peinture et de dessin et son intérieur est très vite devenu un lieu de travail où elle pouvait approfondir sa technique.

Lors de son dernier séjour aux Etats-Unis, les deux galeries New-Yorkaises “La maison d’Art” et “Whynot” ont immédiatement été conquises par ses toiles. Au Burundi, où elle a séjourné six mois, elle a exposé dans le très beau cadre du “Roca Golf Hôtel” de Bujumbura.

Dans son pays natal au Sénégal, elle a déjà participé à plusieurs expositions à Dakar : à l’hôtel Océanic dans le cadre de la Francophonie, à la galerie “Little Art House”, à la galerie Kemboury…

Ses tableaux au pastel ont séduit quelques riches collectionneurs ainsi que la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest), qui ont vu en cette jeune femme une étoile montante.

Caroline Guèye a un atelier à Dakar et elle vit entre plusieurs continents.

Il est difficile de ne pas évoquer le jazz si l’on entre dans l’univers pictural de Baye Mballo Kébé.

Baye Mballo partage ainsi une passion avec le maître Iba

Ndiaye qui a assuré une prime partie de sa formation. Il est

déjà sous sa coupole quand il exposera lors du premier festival

mondial des Arts nègres de 1966.

Major de la promotion 67/68 de l’École nationale des Arts

sous la direction de Iba Ndiaye. C’est durant cette période que

Baye Mballo signe ses premiers cartons sur le jazz. Il obtient

une année après sa sortie d’école en 1969, une bourse pour une formation en technicien de musée au département

d’égyptologie à l’université du Louvre.

À son retour de la France, il occupera plusieurs postes dans l’administration, notamment celui de chargé de cours à l’école des Beaux-Arts de Dakar et arts graphiques à l’école d’architecture et d’urbanisme de Dakar. Il illustrera également des livres scientifiques sur l’histoire et fera également de la publicité pour des structures de la place. Autant d’activités qui trouvent lien avec les multiples qualifications de cet artiste

plasticien, décorateur graphiste, sérigraphe, photographe scientifique, technicien de musée, et non moins

formateur en batik et en teinture traditionnelle.

Il s’inscrit très tôt dans la critique sociale. Il se pose des questions au-delà de tout préjugé et de toute convention

L’artiste au talent et à la constance reconnus est Médaillé d’or Paris critique, Chevalier des arts de la culture en France, Grand Prix humanitaire en France et Chevalier dans l’ordre des Arts et Lettres du Sénégal.

Et il prolonge ses mots par l’écrit et les écritures deviennent des attributs plastiques : le «Xatim Art» ( xatim signifie écriture en wolof). Il trouve que la littérature, l’écriture nous font comprendre les mutations du 21e siècle.

Il vit et travaille à Dakar

Souleymane KEÏTA est
né en 1947 à Gorée, Sénégal et décédé le 19 juillet 2014 à Dakar, Sénégal.

Il est diplômé de l’école nationale des Beaux-arts de Dakar, sous la direction d’Iba N’Diaye. Il a été professeur de céramique et de peinture au Jamaïca Arts center à New-York.

Souleymane Keïta a abordé divers domaines, autres que la peinture, l’aquarelle ou la céramique, comme la fresque.

Il a  illustré également divers ouvrages.

Souleymane Keita fait partie des artistes sénégalais qui ont touché à la peinture dans le sillage direct des précurseurs que sont Iba Ndiaye et Papa Ibra Tall. C’est à l’âge de treize ans qu’il a intégré les ateliers de Ndiaye avant de finir sa formation sept années plus tard en céramique. Par contre, il est difficile de le classer dans une génération précise car s’il a côtoyé la première fournée d’artistes formés dans un cadre académique au Sénégal, sa position insulaire en a fait une sorte d’artiste à part.

Souleymane Keïta est considéré comme le chef de la peinture abstraite au Sénégal.

Reconnu comme le doyen et l’un des principaux chefs de file de l’art contemporain au Sénégal, cet artiste émérite est l’auteur de plusieurs expositions internationales. Ses œuvres ont été achetées par de nombreux musées, collectionneurs, institutions, présidences et ambassades à travers le monde.

En vérité, El Hadj Mboup est sculpteur et non peintre ; à la fin de sa formation en 1985 à l’Institut d’État

soviétique Sourikov de Moscou, il est mentionné sur son diplôme : « Master of fine arts » en sculpture monumentale.

Mais à Moscou (1979-1985) comme à Dakar à l’Institut national des arts (INAS, 1971-1974), il a reçu une

solide formation qui lui a permis de maîtriser les techniques sculpturales tout autant que picturales, particulièrement

le dessin. Même en sculpture, il commence d’abord par dessiner son sujet. De nos jours, il

peint plus qu’il ne sculpte.

El Hadj Mboup avait auparavant achevé ses études aux beaux arts de Dakar (1971-1974).

En sculpture comme en peinture, ce qui est fondamental, c’est, pense El Hadj Mboup, la maîtrise des

techniques. à l’Institut Sourikov, il a appris beaucoup de techniques de création. Il peint beaucoup aussi

bien sur papier que sur toile ; mais comme il est sculpteur de formation, tout ce qu’il peint, il peut le traduire

et le transposer en matière dure, en mosaïque, en bronze ou en pierre. Cette maîtrise des techniques et cette dextérité se révèlent dans ses créations tant sculpturales que picturales.

Serge Aubert Martial Mienandi est un produit de la mythique école de Poto Poto de Brazzaville au Congo. Né en 1967 à Brazzaville au Congo, il y a fait ses études artistiques de 1986 à 1989. Il y a également servi comme encadreur pendant deux ans de 1990 à 1991. Il échappe donc difficilement à la lumière décomposée faite de couleurs éclatantes renforcées

par les contrastes obtenus par les saturations de noir.

Dans ses compositions actuelles, il essaye de rendre toute la splendeur conférée par la lumière tout en conservant

sa première tendance directement inspirée de Poto Poto. Celle de 1986-1990, période où il travaillait essentiellement sur des aplats de couleurs chaudes cernés par du noir.

S’en est suivie une période intermédiaire avec une touche plus académique.

Serge Mienandi qui vit et travaille au Sénégal a montré ses réalisations picturales aussi bien en France, aux États-Unis que sur son propre continent. Président de l’association Arts Fusion de 1999 à 2000. Il a également présidé le jury de la troisième Biennale des Arts Naïfs d’Abidjan en 2006.

Ky Siriki est né en 1953 à Abidjan. Il est un sculpteur Burkinabe qui a étudié aux Beaux arts en Côte d’Ivoire. Il se perfectionnera à Pietrasanta en Italie avant d’aller s’installer au Burkina Faso.

Il expose sur le plan international depuis 1985, en Italie, en Allemagne, en Belgique, en France et au Canada mais aussi en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal.

Il travaille aussi bien la pierre, le bois, le bronze, le fer et questionne les dualités de l’existence : la tradition et la modernité, la réel et l’imaginaire, le sacré et le profane…

Il a remporté notamment le Prix de la Fondation Afrique en Créations (1996) pour son projet  « Sculpture sur Granit de Laongo », un véritable musée à ciel ouvert.

Ky Siriki vit et travaille au Burkina Faso

Christophe Sawadogo est né en 1972 à Tikaré au Burkina Faso. Il suit de 1992 à 1997 les cours d’art et de communication à l’Université de Ouagadougou. Formé ensuite en tant que critique d’art à l’Université de Dakar au Sénégal en 1999, il délaisse bientôt la théorie pour se consacrer pleinement à la peinture. Passionné de poésie et de calligraphie, ses premières œuvres furent consacrées aux dessins sur papier, à l’encre de Chine ou avec des crayons de couleur pour créer un univers singulier.

Christophe Sawadogo a participé a des expositions individuelles et collectives au Burkina Faso, au Sénégal et au Mali mais aussi en Europe: en France, en Allemagne, aux Pays Bas, au Danemark, en Finlande, en Norvège, en Belgique, en Espagne…
De l’enfance perdue aux préoccupations sociales présentes, Christophe Sawadogo est un artiste concerné qui place l’Humain au cœur de ses préoccupations.
Christophe Sawadogo vit et travaille au Burkina Faso

Major de sa promotion de l’Ecole Nationale des Beaux Arts de Dakar (section environnement), Yanne Senghor est  Professeur d’éducation artistique plastique. Elle a été Conservateur assistant du Musée d’art contemporain Boribana de Dakar au Sénégal.

Yanne Senghor a participé à plusieurs expositions collectives, des workshops et des résidences au Sénégal et à l’étranger.

Elle a participé au laboratoire d’exploration artistique et urbaine « Niayes Thioker, Lieu Commun » un partenariat de l’atelier Graphoui (Bruxelles) et de Studio Kakatar (Dakar), décembre 2015- janvier 2016 avec restitution du laboratoire à la Biennale de Dak’art 2016.

Elle a obtenu une  bourse de la Fondation Otta et Regine  Heim à Genève en Suisse pour une résidence en 2014.

Sur ses toiles, elle associe la broderie, le collage à la  peinture.

Elle est aussi designer et sculpteur.

Le fait social l’interpelle et sa grande capacité d’écoute lui permet d’engranger des émotions.

L’art est une thérapie et un refuge pour elle.

Elle vit et travaille à Dakar.

Après des études à l’Ecole des Beaux-Arts de Dakar, Khadidiatou Sow participe à de nombreuses expositions collectives et crée son espace d’art appelé « Deffart ».

À partir de 2004, sa curiosité artistique l’amène vers le cinéma : elle partage les plateaux comme script, costumière ou assistante réalisatrice sur des  tournages de longs et courts métrages. Après une formation à Paris (Ateliers Varan) en 2007, elle débute dans la réalisation avec quelques films courts.

Elle revient à la peinture en 2009 avec une nouvelle série très personnelle, et elle participe à plusieurs expositions collectives à Dakar : Allianz, Eiffage, Le Manège, Céramiques Almadies. Ses premières expositions personnelles à Dakar et Ziguinchor datent de 2013.

En 2014, elle participe à la Biennale de Dakar et à la Biennale de Casablanca.

En  2015, elle écrit et réalise une série destinée à la télévision.

Pour 2016, après avoir réalisé un court métrage de fiction (« Une place dans l’avion » 20mn).

Prolixe, Khadidiatou Sow entretient plusieurs activités artistiques du cinéma à l’art plastique.

Elle vit et travaille à Dakar.

Madeleine Devès Senghor est une artiste autodidacte. Encouragée au début de sa carrière par des mécènes comme Henriette Bathily, elle mélange plusieurs techniques, comme la tapisserie, le collage, le patchwork et la peinture, inspirée par des artistes comme Braque ou Picasso autant que par des motifs et des matériaux traditionnels.

Née à Saint-Louis, Madeleine Devès Senghor fait partie de cette génération qui a porté la culture noire et ses symboles à travers le monde.

Résidante au Brésil durant dix ans, elle a fait rayonner l’esprit panafricain qui l’habite et qui la place sur l’échelle d’une créativité affirmée, singulière et universelle. Elle a été la première à introduire le collage textile dans les arts plastiques au Sénégal.

Ses expérimentations à partir de la sculpture d’os forment un travail remarquable d’interprétation de la vie et de l’art. Ces vertèbres et autres squelettes récupérés au hasard de ses ballades, transformés par la vision de Madeleine Devès Senghor deviennent des objets d’art qui habillent la nature d’une beauté intemporelle.

 Madeleine Devès Senghor vit et travaille à Dakar.

De nationalité française, né en 1942,  Jean Claude Thoret s’oriente très tôt vers  les cultures d’ailleurs. Passionné de jazz, il découvre les arts premiers au Musée de l’homme et dans les galeries parisiennes.

Séduit par l’approche des surréalistes (André Breton, Michel Leiris) curieux des arts « exotiques », il  décide de devenir ethnologue et suit les cursus offerts au Musée de l’homme et plus tard à l’EPHE (Ecole pratique des hautes études), 1964-1966.

Un séjour au Tchad en 1966, et à l’université d’Abidjan (RCI) de 1969 à 1975 contribuent à renforcer sa connaissance des sociétés d’Afrique. Il fait une nouvelle expérience en Equateur dans le cadre du PNUD en 1976, s’intéressant aux populations afro-équatoriennes.

Au cours de ces séjours parmi des populations en pleine mutation, il s’attache à enrichir les contenus scientifiques écrits par une abondante collecte d’images photographiques.

De nouveau à Paris, il est nommé, en janvier 1977, directeur de l’école d’architecture de Paris la Villette ( ex UP6) poste qu’il occupe jusqu’en 1987, créant le premier laboratoire de recherche sur Anthropologie et Espace dans cet établissement. Par la suite, il intègre la direction de l’architecture au Ministère de la Culture.

Son goût des voyages l’entraine au Mexique de 1994 à 1998 pour diriger l’Institut français d’Amérique latine, (IFAL), puis au Sénégal, de 1998 à 2002 pour diriger le Centre Culturel français de Dakar.

C’est à la fin de sa carrière au Ministère de la Culture à Paris qu’il décide de revenir au Sénégal consacrant son activité sur la mise en valeur et la diffusion des œuvres de Oumar LY ,photographe de Podor, récemment décédé, par l’organisation de la première exposition de ses photos à Dakar  (mai 2009), et ensuite sur sa propre production photographique orientée vers le patrimoine culturel matériel (architecture/habitat) et immatériel (rites et manifestations festives au Sénégal, les notions d ‘élégance).

Après deux ans de fréquents contacts avec les danseurs de Simb gaindé ( simbkat), il offre dans l’exposition « Le Masque du Lion » un premier inventaire des décorations faciales des danseurs de Simb, soulignant leur beauté plastique, découvrant ainsi l’existence d’un théâtre urbain issu de la tradition.

Préconisant l’urgence de collecter par l’image animée ou fixe, ce qu’il reste d’un monde culturel en profonde mutation, il aspire à ce qu’un plan de collecte soit mis en œuvre  au plus vite pour enrichir les archives  et garder une mémoire iconographique de sociétés menacées par l’uniformisation culturelle, dans une démarche d’anthropologie visuelle.

 Jean Claude Thoret vit et travaille à Dakar.

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